jeudi 26 novembre 2009
Par Gilles Klein le jeudi 26 novembre 2009, 20:12
Pas de nouvelles rassurantes, ce jeudi soir, après une conférence
téléphonique à trois : sa maman à son travail, moi à la maison, et le
spécialiste qui la suit. La maladie est bien là, revenue, y compris dans la
moelle osseuse. Mais pas de traitement pour l'instant sauf elle si souffre.
Surveiller toute perte de poids qui est un indice important. Une situation
complexe. Sa maman reste muette. j'essaie de débroussailler dans une forêt de
mots complexes et techniques, malgré mes cinq ans de lecture régulière sur le
Neuroblastome en anglais et en français, je rame. Nous en sortons épuisés. Pas
d'école où il y a beaucoup de grippe. Rendez-vous là-bas, en dehors de Paris,
la semaine prochaine avec elle, d'ici là....

Deux jours avant l'opération, dans le couloir d'un hôpital parisien, tu
esquissais un pas de danse, en attendant de passer une échographie cardiaque,
sonate pour flûte n° 2 BWV 1031 : Sicilienne (Bach)
Not nice news, after this phone meeting tonight, her mother at her office,
me at home, and the specialist at hospital.Cancer is back, everywhere. But no
treatment for now, except if she suffers. Have a look on weight. Strange
situation. Her mother is mute. I try to get trough these technical words. Even
with my 5 years background reading on Neuroblastoma in English and French. I do
not see any exit, I am swimming around. We are exhausted. Next leg, I will go
with our litte Tinker Bell to meet the specialist, next week. No school to
avoid any flu.
mercredi 25 novembre 2009
Par Gilles Klein le mercredi 25 novembre 2009, 20:02
Pas de vomissement, dose classique Doliprane, pour
le moment la douleur est contrôlée, dose de fée clochette (on ne s'en lasse
pas) coloriages, jeux divers (entrecoupés de lavage, ménage, repassage, les
dégats des vomissements de la veille ne sont plus qu'un souvenir et de travail
en ligne : rien trouvé de génial dans la presse internationale). Belle
journée (mis à part son petit accident à côté de mon ordinateur, pas eu le
temps d'aller aux toilettes, donc mare à éponger, transport dans la salle de
bains en la rassurant, douche, linge à la machine) pas vu le temps passer, plus
que 24 h d'attente pour ce prochain rendez-vous téléphonique demain soir, avec
ces fameux résultats, en espérant un verdict (ou une bonne surprise) et un
projet thérapeuthique. A 16 h, nous finissons tous les deux notre luxe :
un gateau macaron aux framboises vendu dans une célèbre chaîne de produits
surgelés (pas donné mais acheté pour mon anniversaire). Sa maman qui travaille
du matin au soir à l'extérieur, préfère le gateau au chocolat, donc nous
finissons, sans égoisme, ce délice. Cadeau pour elle, livre-CD Opéra La Flute
Enchantée avec belles illustrations (Gallimard Jeunesse Musique) bonheur
partagé.

mardi 24 novembre 2009
Par Gilles Klein le mardi 24 novembre 2009, 22:26

Une crise où la vie de quelqu'un dépend de vous, vous fait rentrer dans une
solitude monastique, personne ne peut agir à votre place. Toute crise durable
vous met à nu, plus le temps passe, plus le décapage est profond, plus vous
vous réduisez, plus votre moi s'émacie, s'amincit comme une sculpture de
Giacometti. Elle est un cruel révélateur de vos faiblesses, de la difficulté à
résister à l'usure quotidienne qu'elle provoque. La crise fait appel à toutes
vos ressources. Elle remet en cause, chaque jour, vos rapports avec les autres,
avec le monde qui vous entoure. C'est un système complexe qui vous met aux
commandes compliquées d'un avion immobile dont l'unique passager est un petit
enfant plein de rêves que vous accompagnez dans la maladie. Son insouciance
joyeuse et sa capacité de récupération psychologique après chaque épreuve, ne
font que souligner le piètre niveau qui est le votre. La confiance qu'elle a en
vous, en vos décisions pour choisir les bons lieux, les bons acteurs, les
bonnes pratiques, vous amène à douter en permanence de la pertinence de vos
choix. Vous n'avez pas droit à l'erreur, et vous les accumulez sans doute, sans
même le savoir. En vous alarmant pour des détails, perdu dans le maquis des
procédures et du vocabulaire médical, comment discerner l'accessoire de
l'essentiel dans le flot des discours enrobés dans un langage qui n'est pas le
votre. Comment discerner ces glissements qui lui seront peut-être fatals, alors
qu'il aurait pu en être autrement.
lundi 23 novembre 2009
Par Gilles Klein le lundi 23 novembre 2009, 20:20

Lundi 23 novembre. répit après qu'elle soit rentrée de l'hopital avec moi,
nous avons fêté (en retard) l'anniversaire de son frère (2 ans) et le mien.
Image floutée et un petit peu assombrie volontairement.
Monday, Nov 23, some relief. Back from hospital, birthday celebration
(instead of Nov 21) of her little brother (2 years old). Picture blurred and
sofltly darkened.
dimanche 22 novembre 2009
Par Gilles Klein le dimanche 22 novembre 2009, 23:16

Quand je suis arrivé aujourd'hui, tu m'a dit que tu n'étais pas bien du
tout, avec une voix très faible. Tu étais, pour la première fois, dans le grand
fauteuil à côté de ton lit. J'ai compris que tu allais vomir. La porte était
ouverte, j'ai appelé, trois personnes professionnelles paisiblement assises à
deux mètres n'ont pas bougé, fatiguées après une matinée stressante ou pas
concernées, contrairement à leurs collègues, habituellement si attentifs dans
ce service de soins intensifs pour enfants. J'ai récupéré un haricot en carton,
puis insisté pour en avoir un autre puis un autre. Je me suis débrouillé pour
t'aider comme j'ai pu. Ces vomissements me rappellent, ceux terribles de tes
chimiothérapies qui entraînaient ta réhospitalisation parce que tu perdais trop
de poids que tu te déshydratais. Tu m'a dit que tu avais déja vomi après ton
repas. J'ai pu le vérifier par terre, j'ai nettoyé. Puis en insistant j'ai
obtenu une taie d'oreiller propre et on a bien voulu m'aider à t'allonger. J'ai
insisté pour que ta douleur soit prise au sérieux, malgré une mauvaise
plaisanterie. Je t'ai donné ce liquide dans une seringue et tu as dormi une
partie de l'après midi.

Plus de perfusion, plus de morphine, plus de moniteur de surveillance
cardiaque et respiratoire. Tes trois pansements sur le bassin ne semblent pas
te faire mal, c'est ton côté qui te donne le plus d'appréhension, mais à la fin
de cette belle journée, tu allais mieux. Tu avais le sourire. Une infirmière
est venue spécialement te montrer ses boucles d'oreilles fée clochette. Un
kinésithérapeute patient, et joyeux t'a parlé des trois petits cochons et du
grand méchant loup pour t'apprendre à souffler et tousser pour dégager ton
poumon droit. Tu as fait un dessin pour ta petite soeur qui te réclame au
coucher en pleurant. Je lui ai donné, comme dans un conte un peu trop rose,
elle l'a serré contre elle, l'a un peu froisssé et s'est endormie avec ce
soir.
No more tubes, pipes or whatever. You have been vomiting before I came. And
when I am with you. Nobody moves. I had to deal alone. But I succeed to have
some medication for your pain. Then you sleep for two hours. Later you are
anxious about your side, not about the three other places around your pelvis.
You make a drawing for your little sister crying every evening, waiting for
you. I give her the sheet, she press it against her, like in a novel for child,
and fall asleep with it.
Par Gilles Klein le dimanche 22 novembre 2009, 11:12
Quand tu as su un mercredi que la maladie était
effectivement revenue, que tu allais retourner à l'hopital, très vite, le lundi
suivant, tu as voulu retourner à Venise. Je t'ai dit que nous partirions
vendredi. Jeudi tu as demandé à aller au Louvre voir les deux grands tableaux
de Canaletto qui représentent Venise au Louvre, dans le pavillon Sully. L'un
d'eux montre le pont du Rialto, près duquel nous avons dormi au bord du grand
canal dans la chambre d'un vieux palais décati transformé en hotel, en
regardant les vaporetti passer silencieusement dans la nuit. J'ai pris la
poussette de ton petit frère parce que la marche te fatigue. Pour la photo tu
as voulu te lever. Tu as mis la poussette de côté.
When you learn disease came back, and you will soon go to hospital, you ask
to go back to Venice. I told yoiu will go Friday. The day before, you ask to go
to Le Louvre to see the two Canaletto showing Venice and the Rialto, near the
old palazzo, now an hotel, we were going to sleep, on the Great Canal. We took
the stroller of your little brother, walk is tiring for you. For the picture
you want to stand. Then ask for a photo under another one, just because there
was angels, you say they will protect you (St Bruno by Lesueur). Then, you were
too tired, you ask to ga back home. to sleep nothing else.

Puis avant de partir tu as demandé une autre photo, devant un tableau parce
que tu y a vu des anges, et tu m'a dit qu'ils te protégeraient. C'est une
oeuvre d'Eustache Lesueur (1616-1655) qui montre le 7e songe de Saint Bruno.
Après tu étais trop fatiguée, tu n'a plus voulu voir d'autres tableaux. Aucun,
juste rentrer et dormir.
samedi 21 novembre 2009
Par Gilles Klein le samedi 21 novembre 2009, 19:37

Petite forme dans la matinée, le drain a été retiré de son flanc droit,
anti-douleur puissant (morphine ?), mais elle gémit doucement, elle a trop
chaud. Ensuite en début d'après midi premier sourire "zéro douleur" quand je
lui demande de 0 à 10. Elle demande son carnet de dessin et écrit péniblement
Joyeux Anniversaire (elle n'a pas oublié que c'était mon anniversaire et celui
de son petit frère aujourd'hui), malgré l'embout fixé sur le dessus de sa main
droite. Petites alarmes cardiaques quand elle bouge mais rares. C'est
reposant.
Je lui fais manger des pommes de terre vapeur à la cuillère. J'aurais du
amener une fiole d'huile d'olive, moins sec et plus nourrissant. Elle a déja
maigri un petit peu, et risque de perdre vraiment du poids si la maladie
progresse, ou si une chimio lui coupe l'appétit. Il y a quatre ans, pendant des
mois, elle n'avait plus mangé donc sonde gastrique qui descend par le nez
jusqu'à l'estomac, aliment concentré envoyé par une pompe. Un système délicat à
gérer à la maison. Quelques fois étouffement donc SAMU.

A l'heure du goûter, je met mon Mac portable devant elle, avec un DVD de Fée
Clochette, et des écouteurs. Ell est inclinée sur le côté gauche, pour éviter
d'appuyer sur le côté droit. Radio du poumon avec un appareil qui vient dans la
chambre. Le soir tombe. On ne peut pas rester la nuit avec un enfant en soins
intensifs. Retour, j'écoute de mémoire, In The Upper Room Dance 8 de Philip
Glass (piano et violon), je vais me le remettre dans l'oreille en arrivant, car
j'ai perdu le fil et raté ma station de métro. J'avais interviewé Philip Glass
quand j'étais à Libération beau souvenir. Il a 72 ans déjà.
jeudi 19 novembre 2009
Par Gilles Klein le jeudi 19 novembre 2009, 18:59
Par Gilles Klein le jeudi 19 novembre 2009, 09:56

Moment délicat pour tout parent, le départ pour le bloc de chirurgie, quel
que soit le type d'opération, une anesthésie générale n'est jamais anodine.
Surtout pour un enfant qui lutte face à un nouveau cancer, après avoir résisté
à un premier très agressif, depuis bientôt cinq ans, après de nombreuses
chimiothérapies, une première opération très lourde (6 h), et une greffe. Là
l'opération devait durer deux heures environ.
mercredi 18 novembre 2009
Par Gilles Klein le mercredi 18 novembre 2009, 23:09
Une nuit qui n'en finit pas. Je suis coincé sur
un fauteuil, sans couverture, entre son lit et la fenêtre de cet hopital
parisien, j'ai très froid, nous admirons la tour Eiffel et elle s'endort vers
20 h. Mon iPhone me relie au reste du monde via Twitter. Beaucoup de pensées
inquiètes. Nous sommes venus uniquement pour l'opération. Elle est suivie, hors
de Paris depuis décembre 2004. A 3 h du matin, l'état de sa petite voisine se
dégrade, je ne dors plus
Long night before surgery, on an armchair between the window and her bed. It
is very cold.. She falls asleep at 8 PM, after a look on Eiffel Tower, in the
center of a parisian hospital wich is not the anti-cancer institute we used to
go, outside of Paris, since décember 2004. At 3 AM, the little one, wich is in
the second bed, next to her, is turning bad. I will not sleep anymore.
mardi 17 novembre 2009
Par Gilles Klein le mardi 17 novembre 2009, 21:28
Elle a joué dans la salle d'attente. Pas
inquiète en apparence. Sereine, gaie - me demandant de la photographier avant
de regarder sur l'écran au dos du boîtier, de photographier une des peintures
murales mais fatiguée - marche difficile. Donc poussette. Aller-retour dans un
hopital parisien aujourd'hui, en taxi pour éviter tout risque de contamination
dans le bus ou le métro : échographie cardiaque et consultation
d'anesthésie, longue journée pour elle. Discuté des risques et du type
d'anesthésie avec le docteur qui est chargé de la dite anesthésie. Il y a
toujours des risques, mais malgré les chimios son coeur est en bon état. La
précédente opération avait duré plus de 6 heures, il y a 4 ans. Là, cela
devrait être nettement plus court s'il n'y a pas de surprise.
Today, she was playing in the waiting area at hospital. Quiet but tired.
Hard to walk. So stroller. Parisian hospital with a taxi to avoid any
contamination in the bus or tube. Last surgery 6 hours, 4 years ago. This one
should be a lot shorter if nothing wrong. I avoid to think to the future. It
frightens me. But she speaks about it. "This year, I will give a kiss to Santa
Claus, even with his beard and I will go on his knees. I am a big girl, I will
not be afraid". Last year she cannot go too near when Santa Claus bring gifts
at home. Tomorrow entrance at hospital. Surgery next day, not yet the hour, as
everything was in some urgency.. I will sleep near her, in an armchair, or any
kind. Will see. Sorry for my Frenchglish.
J'essaie d'enregistrer dans ma mémoire ses jolies phrases. Mais comme tous
les enfants de cet âge, elle en dit souvent. mes mains sont trop petites pour
les retenir, et tous ces petites perles qui m'échappent se dispersent comme des
bulles de savon. Des cerfs volants dont la ficelle s'est cassée. C'est la photo
qui me sert de bloc note, qui fixe un moment de légèreté que j'imprime dans ma
mémoire. J'évite de penser à l'avenir qui me fait peur, mais c'est elle qui
m'en parle. Emotion. "Cette année, je ferai un bisou au Père Noël, même si il a
une barbe, et j'irai sur ses genoux. Je suis plus grande, je n'aurai pas peur"
me dit-elle en regardant une peinture murale de ce service pour enfants.
L'année dernière, il était venu à la maison apporter les cadeaux, mais elle
avait eu peur, et n'avait pas voulu s'approcher de lui. Demain hospitalisation
dans l'après-midi. je dormirai sur place dans un fauteuil à côté d'elle si
c'est possible. On verra. Opération jeudi. Tout ayant été fait dans une
certaine urgence, l'heure n'est pas encore fixée. Quatre ou cinq jours après,
elle sortira direction l'autre hopital, hors de Paris, pour la chimio, mais
nous n'en sommes pas encore là. Il faut qu'elle franchisse ce premier obstacle.
Seule.
Combien de parents auront le coeur serré jeudi, dans divers hopitaux, en
attente du résultat, d'une nouvelle rassurante. Beaucoup sans doute, je
penserai à eux aussi.
L'impression d'être un équilibriste : mettre un pas devant l'autre, ne
pas oublier une démarche, résister aux bouffées d'inquiétude ou d'émotion,
respirer paisiblement, gérer mille petits détails qui pèsent des tonnes quand
on a envie de simplement souffler, afficher une sérénité de bon aloi devant
elle, lui dire ce qui va se passer clairement, qu'on va l'endormir. "Si je dors
trop, je volerai comme Clochette, au dessus de la cour pour dire bonjour à mes
amis de l'école"
lundi 16 novembre 2009
Par Gilles Klein le lundi 16 novembre 2009, 19:38

Belle journée, bonne nouvelle ce matin, sourire : nous savons enfin que
l'opération aura lieu cette semaine. Fin de cette attente angoissante. Personne
à qui téléphoner pour se réjouir, sa maman, comme les autres parisiens
travaille au bureau. La petite patiente et moi défilons en faisant le tour du
tapis, devant mes écrans, au son de Rameau (Forêts Paisibles, les Indes
Galantes, Rameau) notre Marseillaise familiale. Bien sûr, il y a des risques,
une opération ce n'est jamais anodin, une anesthésie générale non plus, mais
nous avançons après une semaine de sur place. Soulagement, détente pendant
quelques heures.
Good news, this morning : we know, surgery will be this week. Nobody to
call, her mother works like everybody at that time in Paris. So sweetie and
myself we walk around the carpet, in front of my computer's screens, listening
our family's equivalent of the Star-Spangled Banner :French classic music of
Rameau (18th Century, Forêts Paisibles from Les Indes Galantes).
Du coup, parties de Monopoly (jeu offert cette semaine par la banque lors
d'un dépôt de chèque). Etrange, je n'y ai jamais joué depuis mon enfance, et
bien qu'elle ait juste 6 ans, cela lui plaît beaucoup. j'aurais préféré une
partie d'échecs, plus facile de travailler en même temps.
Puis dans l'après-midi retour sur terre. On me communique, l'heure de
l'hospitalisation la veille de l'opération, dans cet établissement hospitalier
où elle a déja été opérée par le même professeur. Toutes les chances sont de
notre côté. Mais je me sentirai mieux quand elle sera réveillée. On ignore
combien de temps elle restera cela dépend de ce qui se passera lors de
l'intervention. Then in the afternoon back to to the ground. We are told
details and time of arrival at hospital, the day before surgery, in an Paris's
hospital she has already been 4 years ago with the same surgeon. All chances
are on our side. But, I will feel better, when she wake-up. We do not know how
many days she has to stay after surgery, depends.. then 5 days later first
round of chimio.
samedi 14 novembre 2009
Par Gilles Klein le samedi 14 novembre 2009, 19:56
Samedi soir. Toujours la même attente, pas de traitement, parce pas encore
d'intervention, et pas de date d'intervention. Donc hors de l'hôpital, et
attente d'y retourner. Saturday night. We are still waiting. No cure, because
not yet surgery. No timetable for the surgery. Out of hospital, waiting for a
call at home, to go to another hospital for the surgery.

Elle tourne en écoutant le lamento Ene Sarère. De la musique arménienne,
jouée par deux Duduk, ces étranges instruments au son grave et nostalgique qui
ressemblent à des flûtes droites. Pendant que les idées tournent en rond dans
notre tête, comme un derviche tourneur.

Tour de Galatasaray, Istanboul, 17 mars 2001
Si nos moyens nous le permettaient, nous serions ce week-end à Istanboul, en
train de sillonner le Bosphore. Pour, après Venise, faire encore du bateau, sur
un ferry qui relie l'Europe à l'Asie Mineure, pour échapper à l'inquiétude qui
limite l'horizon à l'heure qui suit. Eviter de ne penser qu'à la maladie qui
s'étend pendant que nous pouvons qu'attendre.
We can't afford it. But if we could, we should have been in Istanbul
(Turkey) to sail on Bosphorus.
Elle parle de Noël. Sera-t-elle encore avec nous ? Elle parle de
2010 ? De ce qu'elle fera quand elle sera grande. Des phrases banales qui
résonnent au delà du raisonnable parce que nous n'arrivons pas toujours à
maîtriser notre emballement dérisoire. Orphée ne devait pas se retourner, il
l'a fait et a perdu Eurydice. Nous nous devons ne pas regarder devant, mais
juste l'instant, ou le passé, honteux d'être emprisonnés par le rétrécissement
de nos pensées.
vendredi 13 novembre 2009
Par Gilles Klein le vendredi 13 novembre 2009, 17:21

Toujours pas de date pour l'opération. J'ignore quel est le problème, mais
c'est incroyable et angoisssant. En début de journée, j'espère que les deux
établissements concernés vont s'entendre Elle danse un peu avec un ruban au son
des choeurs de Haendel (Chandos Anthems). Je fais des découpages et je pose des
rubans pour des masques en papier, une fois qu'elle les a coloriés, tout en
travaillant. J'espère que l'on ne va pas passer le week end sans date, car le
compte à rebours est lancé, mais toujours rien. 17 h 15, j'ai appelé, un
établissement, mais c'est l'autre qui va nous appeler, celui où va se dérouler
l'opération dont la définition semble désormais claire. On ne sait pas quand.
Je me suis assis sur mon iPhone tellement je suis perturbé, mais je ne l'ai pas
cassé...
Nothing new for the surgery. Nobody knows hen it it will be. The hospital
where they will do it did not call us. Not any explanation. She dance listening
choirs of Haendel's Chandos Anthems. I print shette of paper, she put coulours,
then I do a mask with some ribbon and glue, during my work online. A day goes
on. 5 PM I call the hospital where she used to stay, but nothing, they say the
other hospital will let me know. Cancer is spreading. I do not understand,
another lost week. Will try to eat and sleep. Tomorrow is another day. Nobody
will call during the week end. I sit down on my iPhone, I am so tired by all of
this delays. Not broken.

jeudi 12 novembre 2009
Par Gilles Klein le jeudi 12 novembre 2009, 17:27

Journée à la maison. Le matin, je travaille en ligne, comme d'habitude,
étonnant, pas fatiguée, elle danse quelques secondes au son de la transcription
pour flûte du Caprice n°24 de Niccolo Paganini. Sa maman n'a pas joué de flûte
traversière depuis longtemps, depuis septembre elle a repris son travail. A
cette époque, nous pensions, que la chance serait avec nous, au bout de plus de
quatre ans. Etrange appel téléphonique de l'hôpital qui dit qu'on l'attend pour
l'opération ce matin. Nous expliquons qu'hélas, c'est une erreur, l'opération
aura lieu la semaine prochaine, mais on ne sait pas encore quel jour.
Day at home. Working online as usual. Strange, not tired, she dance few
seconds listening transcription of a Caprice n°24 of Niccolo Paganini. Her
mother did not play classic flute since a while. Since September she is back to
work. At that time we were thinking, luck was on our side after 4 years of
disease. Strange phone call from the hospital syaing they are waiting for her
this morning for surgery. We answer that, unfortunately, it is a mistake, we
have been told we have to wait one week to get the surgery next week, we do not
know the day. During that time, disease is spreading.

mercredi 11 novembre 2009
Par Gilles Klein le mercredi 11 novembre 2009, 12:31

Elle tourne sur elle-même avec ses ailes, et saute genoux pliés au son de la
suite pour violoncelle seul de Bach, j'ai du mal à travailler cerveau en
guimauve

lundi 9 novembre 2009
Par Gilles Klein le lundi 9 novembre 2009, 17:42
Par Gilles Klein le lundi 9 novembre 2009, 15:38

Longue journée.
samedi 7 novembre 2009
Par Gilles Klein le samedi 7 novembre 2009, 23:34

En vedette taxi de Venise vers l'aéroport le long des Fondamenta
Nuove : la silhouette du pilote, les compteurs du tableau de bord
vendredi 6 novembre 2009
Par Gilles Klein le vendredi 6 novembre 2009, 17:38
Par Gilles Klein le vendredi 6 novembre 2009, 12:59
Par Gilles Klein le vendredi 6 novembre 2009, 10:19

Venise c'est elle qui a demandé, étrange, nous n'y avons habité que peu de
temps, il y a deux ans, mais elle se souvient du vaporetto. Elle veut prendre
le bateau. Quand nous lui avons annoncé qu'elle était de nouveau malade, je lui
ai demandé où elle voulait aller, ce qui lui ferait plaisir. Elle a dit Venise.
Nous avons cassé la tirelire et nous voilà , ses parents, sa petite soeur, et
encore plus petit frère en route, ce vendredi matin. Une nuit sur place, retour
demain soir tard. Hopital lundi.
mercredi 4 novembre 2009
Par Gilles Klein le mercredi 4 novembre 2009, 13:15
Jamais eu le temps de personnaliser ce blog sous DotClear. Il est resté en
chantier, je le réactive pour pour ne pas risquer de polluer Le Monde du blog
ou Le Phare avec des sujets qui n'ont rien à y faire. Toutes les photos qui y
figurent ont bien sûr été réalisées par moi-même. j'ai été photographe de
presse professionnel, et fait beaucoup de grands reportages aux quatre coins de
la terre avec bonheur et émerveillement.
vendredi 5 janvier 2007
Par Gilles Klein le vendredi 5 janvier 2007, 07:45 - Photo

Ile de France. A 30 mn en voiture de Paris. 30 mn from Paris.
jeudi 4 janvier 2007
Par Gilles Klein le jeudi 4 janvier 2007, 18:26 - Conso

Il ya quelques années, j'ai visité le siège d'Aquarelle, à Brasseuse (un joli nom) en Picardie, dans le département
de l'Oise, c'est un bel endroit architecturalement parlant. Les bouquets vendus
sur le site sont beaux, et leurs fleurs fraîches.
Aquarelle online flowers shop's (Aquarelle link to the English
speaking version) headquarters are in a very small village, outside of Paris. I
have been to see it few years ago. It is a nice place. You receive a mail with
a photo of the real bouquet your friend will get at home. You can send a text
and digital photo by email : they print it for you and put them with the
flowers.
5 rétroliens
dimanche 31 décembre 2006
Par Gilles Klein le dimanche 31 décembre 2006, 20:00 - Photo

Paris
vendredi 29 décembre 2006
Par Gilles Klein le vendredi 29 décembre 2006, 20:00 - Photo

Plage de Monterey (Californie)
3 rétroliens
jeudi 28 décembre 2006
Par Gilles Klein le jeudi 28 décembre 2006, 20:00 - Photo

Elle devant la porte d'une voiture de police à Mountain View (California)
lors de la fête du quartier
mercredi 27 décembre 2006
Par Gilles Klein le mercredi 27 décembre 2006, 22:36 - Photo

Mannequin Paris
4 rétroliens
mardi 26 décembre 2006
Par Gilles Klein le mardi 26 décembre 2006, 20:00 - Photo

San Jose (California), 1 million d'habitants, à l'opposé de San Francisco,
au bout de la Silicon Valley
lundi 25 décembre 2006
Par Gilles Klein le lundi 25 décembre 2006, 20:00 - Photo
Christmas in Paris
3 rétroliens
dimanche 24 décembre 2006
Par Gilles Klein le dimanche 24 décembre 2006, 20:00 - Photo
Christmas 2004. She was 14 months old :
Neuroblastoma Stage IV. Two years ago.
mercredi 13 décembre 2006
Par Gilles Klein le mercredi 13 décembre 2006, 20:33 - Transport

Paris inaugure son tramway, qui donne une respiration au boulevard des
maréchaux. Juste retour des choses, le tramway était roi autrefois. Souhaitons
que cette ligne soit rapidement rallongée. L'avenir de la ville, ici ou
ailleurs ne passe pas pas l'étouffement provoqué par les voitures qui
asphyxient ses habitants. Priorité aux transports en commun et aux taxis.
mardi 12 décembre 2006
Par Gilles Klein le mardi 12 décembre 2006, 20:00 - Photo
0ctober, 2004. Son ombre en sortant de chez
Whole Foods (Palo
Alto, California). J'aime ce magasin et cette chaîne en général. Le buffet est
génial, et on peut y goûter plein de bonnes choses. La présentation et la
taille des magasins n'a pas d'équivalent en France. Les magasins français
Naturalia sont très
basiques. Shadow on a wall when going back to the parking outside of Whole Foods in Palo Alto.
I like these shops everywhere in US. We miss a french equivalent. Our healthy
shops are very basic, like Naturalia.

lundi 11 décembre 2006
Par Gilles Klein le lundi 11 décembre 2006, 20:00 - Photo

Sunnyvale (California)
dimanche 10 décembre 2006
Par Gilles Klein le dimanche 10 décembre 2006, 20:00 - Photo

Bridge in Philadelphia
samedi 9 décembre 2006
Par Gilles Klein le samedi 9 décembre 2006, 20:00
2 rétroliens
vendredi 8 décembre 2006
Par Gilles Klein le vendredi 8 décembre 2006, 20:00

Paris Arc de Triomphe
jeudi 30 novembre 2006
Par Gilles Klein le jeudi 30 novembre 2006, 08:25
Est-ce l'Afrique en train de
couler alourdie par la faim, la malnutrition, la guerre, le Sida ? Ou bien
est-ce l'Afrique mal connue dont on ne connaît que la partie émergée de
l'iceberg ? C'est en tout cas le visuel de la nouvelle chaîne internationale
d'information permanente française : France 24
vendredi 24 novembre 2006
Par Gilles Klein le vendredi 24 novembre 2006, 17:24 - Transport
Mon premier véhicule à moteur, sans doute
le moins polluant. Je vois qu'on vend une réplique au 1/18 e du Solex de l'année 1966,
avec son bidon de Solexine accroché à la roue avant. 9 cm sur
3 cm, pas gros. Il y a une seule sacoche, j'en avais deux.