Longue journée / Hard Day
Par Gilles Klein le mardi 26 janvier 2010, 22:21 - Lien permanent

En taxi, 26 janvier 2010.
Tu as une dure journée, compliquée, inconfortable, déplaisante. A l'hopital, en attendant, longuement, un peu angoissée, tu as vu passer les deux clowns. Ils ne se sont pas arrêtés. Tu les a suivi du regard. Il y a eut des petits problèmes auxquels tu as fait face avec dignité. Comme d'autres enfants aujourd'hui, là-bas, tu as eu peur, un peu mal. Tu as pleuré. Tu ne voulais pas du pansement Dora. Mais il n'y en avait pas d'autre. Tu as dit merci et nous sommes rentrés. La route est longue, tu as dormi dans le taxi au retour. Aussitôt rentrée, tu continue à dessiner des princesses dans ton cahier, avant de te coucher. Demain matin nous partons très tôt, ce sera long, mais tu sais que n'avons pas le choix. Tu n'as jamais dit je ne veux pas y aller, ou quoi que ce soit de ce genre. J'ignore ce qui pousse un enfant à accepter tout cela sans tenter de te dérober. On se sent encore plus coupable de le conduire sur ce dur parcours d'obstacles, toujours renouvelés et inattendus. Alors que le cavalier et son cheval peuvent, eux, reconnaître le parcours avant de s'y jeter à corps perdus.
Pour t'aider à t'endormir, le 2e mouvement (largo) du concerto n°1 pour piano et orchestre de Beethoven (Alfred Brendel avec James Levine à la tête du Chicago Symphony Orchestra, 1983)
Commentaires
C'était aujourd'hui. J'espère que vous pourrez vous reposer et souffler un peu.
Dom'
Je découvre votre site ce soir pour la première fois à partir de Twitter. Le parcourant, je suis resté un long moment en suspens, le souffle court cherchant à comprendre. Pour répondre à un de vos post plus bas, à mon avis, ce journal
murmuré n'a rien de dérisoire.
A la lecture de votre billet d'hier soir, et comme à chaque fois, je me sens totalement désemparée, avec l'impuissance et la compréhension d'une mère dont les enfants vont bien...Toujours cette même question, pourquoi ?
Et toujours après, une incapacité à replonger dans le flux "ordinaire" de l'actu qui me semble, en contraste, si dérisoire... Je ne sais si mes pensées positives peuvent réellement aider, mais je vous les envoie quand même. Frédérique.
C'est la deuxième fois que je viens sur votre blog. La première c'était hier suite à un de vos "tweet". J'ai tout lu, en une fois, j'ai beaucoup pleuré... Je ne sais même pas pourquoi... Comme le dit Frédérique, peut-être à cause de l'impuissance ou de ce sentiment d'injustice face à la maadie d'un enfant.... Il n'y a rien que je puisse dire, que je puisse faire et pourtant je vous shouhaite le meilleur, au dela de ce qui est imaginable...
Stephanie
Je ne sais que vous dire, sinon que faire ce que vous faites, tenir ce blog, c'est bien. C'est bien pour vous et c'est bien pour elle. Je penserai à elle, et à vous et votre femme.
Tout ce que nous vivons est tellement dérisoire... Comment vous donner encore plus de force, encore plus de courage à vous, à elle, à elles...
Bonsoir,
je suis papa de 2 garçons de 13 mois et 6 ans ; mon épouse et moi pensons souvent à vous et à votre fille ; nos pensées les plus positives sont avec vous, avec elle...
Chaleureusement,
Bonsoir,
Je viens de découvrir votre blog.
Je pense à vous, à votre femme et à vos enfants.
J'ai malheureusement été proche de cette terrible maladie. Amour et Courage sont les 2 forces qui vous permettront de tenir.
Je vous souhaite de passer de superbes moments cette année.
A bientôt.
N5
Avec vous, de tout coeur. Que nos pensées vous soutiennent dans cet océan de courage dont vous faites preuve tous ensemble.