Gudea, prince de Lagash

Gudea, prince de Lagash (vers 2120 av. J.-C.) Tello (ancienne Girsu, en Mésopotamie) Irak. Un dimanche, janvier 2010, vu au musée du Louvre.

Grand beau temps, ciel bleu. Pas de douleurs. Et pourtant. Promenade dans Paris samedi après-midi. Dans le ciel, je te montre deux goélands, si reconnaissables avec leur vol particulier, et leur couleur, au dessus du carrefour Babylone. Hier, ils étaient confinés au littoral, aujourd'hui grâce aux ordures ménagères à ciel ouvert, ils sont partout, même s'ils ne sont pas nombreux dans cette ville contrairement aux pigeons.

Et pourtant, nous n'en parlons pas, mais lundi en fin de matinée départ pour l'hopital. A reculons. C'est l'heure du bilan. Depuis cinq ans, c'est inévitable, au bout de quelques semaines. Là, l'enjeu est fort, vu l'alerte rouge, du mois de novembre. Stagnation ou extension au niveau de tes hanches. Difficile de penser à autre chose. De se concentrer. Et puis aussi, cette éternelle question : nous dialoguons avec le médecin devant toi. pas évident de poser des questions trop précises. D'employer certains mots. Te faire sortir serait aussi t'alerter, serait peut-être contreproductif. Plus tu grandis, plus je m'interroge.

Gudea, Mésopotomie

Alors un tour rapide au Louvre pour admirer, une fois de plus, une autre énigme. Celle de Gudea qui nous interpelle, toujours aussi serein, plus de 4 000 ans après. Il fut trouvé en deux fois : sa tête en 1877, son corps en 1903. Un chef d'oeuvre de 33 cm qui trône au rez-de-chaussée de l'aile Richelieu dans la salle 2

Qui tollis peccata mundi. Missa Dei Filii de Jan Dismas Zelenka (1679-1745)