Byzance

Le départ prématuré d'un enfant, une question éternelle que toute civilisation se pose. J'y ai bien sûr pensé en visitant l'éblouissante exposition De Byzance à Istanbul présentée dans les Galeries nationales du Grand Palais, à Paris du 10 octobre 2009 au 25 janvier 2010, dans la première salle, face à ce sarcophage d'enfant (ma photo n'est pas très nette) avec un chrisme porté par des anges daté de la seconde moitié du IVe siècle trouvé à Byzance où il est habituellement présenté au musée archéologique. Un chrisme rond qui reprend les deux premières lettres du nom de Jésus Christ en grec ancien (bon souvenir un peu flou de 7 ans ans latin grec à Stanislas): le I (iota) et et Χ (chi) Χριστός. L'empire vénitien et l'empire byzantin, les deux qui m'intéressent depuis mon enfance, je le vois aussi dans la photo ci-dessous. Prise en février 2005, elle te montre avec le pot de miel de Winnie que tu transformais en chapeau pour couvrir ton crâne rendu chauve par la chimiothérapie.

C et Soliman

Cela prête à sourire, on me pardonnera cette comparaison osée, mais en te voyant ainsi, je pensais au portrait de Soliman le Magnifique peint par le vénitien Titien vers 1530. Tableau que j'ai vu au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Logique qu'il soit là d'ailleurs puisque Soliman qui vécut à Istanbul, assiégea Vienne en 1529. J'ai hâte que nous retournions à Istanbul pour que tu puisses, comme à Venise, "faire du bateau", en traversant le Bosphore avec un petit ferry. Mais ce n'est pas pour bientôt.

Soliman